Emmanuel Macron a explosé les dépenses pour sa campagne présidentielle! Future affaire Bygmalion en vue?

Publié le 8 Août 2017

Selon BFM TV, Emmanuel Macron candidat n'aurait dépensé que 16,8 millions d'Euros pour sa campagne présidentielle.

Montant déjà faramineux surtout au regard de candidats au budget modeste comme Monsieur Asselineau qui a dépensé 800 000 euros autofinancés dans l'intégralité par ses adhérents, sans prêt bancaire...),

Alors comme ça Monsieur Macron n'aurait pas dépassé le plafond autorisé de 22 millions...

Mais où est passé l'argent de Bercy pour lancer son mouvement (frais de bouche et compagnie). Dans un livre intitulé "Dans l'enfer de Bercy", l'ex-ministre de l'Economie est accusé d'avoir pioché dans l'enveloppe de frais de représentation de son ministère pour préparer sa future campagne. Lire l'article du nouvel obs du 25 janvier.

Sans parler des conflits d'intérêts avec les grands industriels, durant le débat sur TF1 à 5 du mois de mars, Benoît Hamon a demandé des comptes à Emmanuel Macron sur ses soutiens dans la campagne présidentielle, ce à quoi le candidat d’« En Marche ! » a affirmé qu’il n’était « tenu par personne ».

Le candidat socialiste s’est interrogé sur les donateurs de son concurrent, susceptibles selon lui d’appartenir aux industries pharmaceutique, chimique, pétrolière ou au système bancaire. Benoît Hamon a laissé entendre que ces liens pourraient entraver les actions d’Emmanuel Macron, « demain » en matière de lutte contre le diesel ou les perturbateurs endocriniens.

hors voici un extrait de l'article du site Monsieur Mondialisation:

Emmanuel Macron est sans aucun doute le plus concerné par les conflits d’intérêt. Son cas « est le plus flagrant quant aux risques de conflits d’intérêts », s’indigne l’ONG SumOfUs, qui constate qu’en tant qu’ancien banquier associé à Rothschild, il a travaillé sur de nombreux dossiers concernant des entreprises privées françaises et étrangères comme Nestlé ou Alstom. Ces dernières années, il a occupé des fonctions ministérielles qui lui ont permis « de faire voter des lois qui peuvent présenter des avantages pour des acteurs et entreprises privées » . L’ONG note que dans l’entourage proche du candidat, on trouve une série d’industriels et de milliardaires dont Alexandre Bompard (Fnac-Darty), Xavier Niel (Free), Georges Plassat (Carrefour), Serge Weinberg (Sanofi), Pierre Pringuet (groupe Ricard), Philippe Wahl (La Poste), Paul Hermelin (CapGemini), Frédéric Mazzella (BlaBlaCar), Eric Carreel (Withings) et d’autres. Macron est également soutenu par Pierre Bergé (YSL, Le Monde…); Laurent Bigorgne (Institut Montaigne) et Marc Simoncini (Meetic).

Mais ce n’est pas tout. Au cœur même de l’équipe Macron, les conflits d’intérêts avec le monde des entreprises privées sont flagrants et nombreux : c’est ainsi que le médecin Jean-Jacques Mourad a été obligé de démissionner en raison des liens qu’il avait avec les laboratoires pharmaceutiques Servier. Mais d’autres sont toujours présents, et susceptibles de devenir ministres en dépit de conflits d’intérêt flagrants. Richard Ferrand, Secrétaire général d’En Marche et député PS, ancien directeur général des Mutuelles de Bretagne, il est l’auteur d’un amendement à la Loi Macron favorable aux lobbies industriels qui à suscité l’indignation des français sur le secret des affaires (finalement abrogé). Citons également Bernard Mourad, en charge des questions économiques pour Macron, Patron d’Altice Media Group (frère de Jean-Jacques Mourad). L’ancien banquier d’affaire a piloté la restructuration des actifs d’Altice Media Group, c’est à dire les journaux Libération, l’Express et 18 autres magazines ainsi que 7 sites Internet. L’homme était auparavant directeur général de Morgan Stanley à Paris, la fameuse banque américaine.

L’ONG fait également remarquer que le conseiller d’En Marche sur les dossiers régaliens, Didier Casas, est le Directeur Général adjoint de Bouygues Télécom. On citera également Audrey Bourroleau est la conseillère de référence d’Emmanuel Macron en matière d’agriculture. Celle-ci est également déléguée générale (très haut post) de Vin & Société, l’un des plus grands grands lobby de l’alcool ! Vient enfin Christian Dargnat, président de l’Association de Financement d’En Marche, ancien directeur général de BNP Paribas Asset Management, ancien président de comité au MEDEF, Membre de la Commission consultative de l’Autorité des Marchés financiers.

Alors future affaire Bygmalion en vue? Pas impossible on se souvient comment Nicolas Sarkozy avait été encensé par la presse pour être élue, alors que les dépenses somptuaires sautaient aux yeux vu le format des meetings. Ce n'est qu'une fois en exercice que les affaires sont sorties. 

 

 

Rédigé par Actarus

Publié dans #Présidentielles 2017

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