Pourquoi cette discrimination des chaînes tv entre les soi disant "petits" et "grands" candidats à la présidentielle

Publié le 16 Mars 2017

Le 20 mars prochain, un grand débat pour la présidentielle est organisé par TF1 à 21h en prime time; La direction de la chaîne a décidé de ne convier que 5 candidats Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Benoit Hamon, Emmanuel Macron, et François Fillon alors qu'ils sont 8 à avoir à ce jour obtenu les parrainages. Manque Nathalie Arthaud, François Asselineau, et Jacques Cheminade et Nicolas Dupont-Aignan.

Ce dernier ne décolère pas, il parle carrément de «viol démocratique» et appelle au «boycott» de TF1. Le candidat de Debout la France fait remarquer que, lors des primaires des Républicains et de la Belle alliance populaire, les débats télévisés ont largement permis à François Fillon et Benoît Hamon, pourtant pas favoris au départ, de l’emporter.

La tenue d’un tel débat soulève des questions éthiques et déontologiques, mais   ne poserait  pas de problème juridique, d’après le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).

Mais à qui appartient le CSA? Depuis 2008, c'est le milliardaire Vincent Bolloré  qui en est le propriétaire à 100% (déjà 40% avant cette date).

Contactée, l’autorité soit disant indépendante en charge du respect du pluralisme indique avoir demandé des précisions à TF1, et aurait même inscrit à l’ordre du jour de son assemblée plénière, hier histoire de donner le change.

Après examen  le CSA s'il était réellement indépendant aurait dû indiquer que cet évènement ne traite pas de façon équitable l'ensemble des candidats. Il a seulement émis une simple recommandation.

La règle édictée par le CSA n'est pas juste et cela depuis des années, car  entre le 20 mars et le 10 avril, les candidats à l’Elysée sont soumis à un pseudo régime d'«équité du temps de parole et du temps d’antenne», mais pas à une  stricte égalité du temps de parole. C'est seulement à partir du 10 avril soit seulement pendant 13 jours avant le 1er tour que  s'ouvrira le moment de la campagne officielle.

Est-ce juste que l'équité s’apprécier selon la «représentativité» et «l’implication effective dans la campagne» des candidatures validées par le Conseil constitutionnel. En l'occurrence les résultats des derniers résultats électoraux et le nombre d’élus des formations politiques qu’elles représentent, et d’autre part leurs actualités au fil de la campagne. Cet argument énoncé par la patron de la chaîne est honteux!

Selon eux, il y aurait des candidats de seconde zone et des pseudos grands candidats...cela fait trop longtemps que cette supercherie dure, il faut que ça cesse...les hommes et les femmes ne sont ils pas égaux en droit! A fortiori les candidats à une élection le sont aussi!!!!

Art 1er de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen: Art. 1er. -

Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

Art 7 de la constitution française ne connaît pas de petits ou grands candidats

Si l'on ajoute à cela la manière dont les sondages sont conçus, comment l'information est traitée de manière partiale, et sont diffusés de manière  à favoriser certains candidats plutôt que d'autres. (Regardez les vidéos d'Etienne Chouard ou Philippe De Villiers)

C'est prouvé plus un candidat passe à l'antenne, et bénéficie d'espace presse, plus il a de chance d'être élu. Donc cette règle d'écarter certains candidats au profit d'autre, est discriminante et fait penser aux règles des clubs privés des boites de nuit qui ne vous laissent pas renter sous prétexte que vous ne seriez pas un habitué. Mais comment pouvez vous le devenir, si on ne vous laisse jamais renter? (voir la vidéo humoristique réalisée par le groupe Canal+)

C'est la même chose pour les candidats, si on ne leur donne pas plus d'espace médiatique comment peuvent se faire connaître auprès des électeurs et les convaincre pour augmenter leur champ politique à moyen ou court terme.

 

 

Rédigé par Actarus

Publié dans #Présidentielles 2017

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