Au secours DSK les bourses du système vont mal!

Publié le 2 Juillet 2015

Qui l'eut cru? Il y a quelques mois seulement les médias ne voulaient pu entendre parler politiquement de Dominique Strauss Khan. Après sa série de démêlés avec la justice depuis 4 ans pour les affaires de mœurs, il était tricard et relégué au mieux à la chronique judiciaire au pire celle des potins et des blagues potaches!

Depuis sa relaxe dans la dernière affaire du Carlton, et son come-back version Jack Bauer-Terminator sur twitter, il redevient un présidentiellement potentiellement bankkable. Ce retour en état de grâce est-il un vrai miracle sondagier? Ou est-ce les français qui lui auraient réellement pardonnés ses écarts?

Disons qu'avec la déliquescence du système bancaire, institutionnel, économique et européen dont la crise grecque est l'épicentre, les médias qui sont garants pour préserver les intérêts des puissants cherchent désespérément des candidats capables de tenir le pavé pendant que ça tangue. Le capitaine de pédalo a déjà pris le bouillon depuis la première vague qui a déferlé sur l'Elysée en mai 2012, et les autres socialos sont à la peine. Manuel Valls encore un peu tendre pour 2017, même si l'Iber est rude dans son phrasé. En face à droite personne ne fait vraiment triper, Nicolas Sarkozy est usé, son discours n'imprime plu, à part Djamel Debouzze qui lui propose un job d'été pour faire du stand-up, personne n'en veut plu. François Fillon est quant à lui aux aguets et attend son heure tapis dans l'ombre au point de ne pas ressortir pour le moment très bien dans les enquête d'opinion, quant à Alain Juppé, même s'il a fait la course en tête dans les sondages en 2014 et début depuis 2015 sa popularité est fragile et ses positions au centre peine à convaincre. En plus c'est bien connu le vainqueur de la présidentielle est rarement celui des sondages deux ans avant. Souvenez-vous Jacques Chirac détestés par les français selon les propres termes de Bernadette en 1993, et qui se retrouve à faire manger des pommes aux français, ou devrais-je dire le trognon en 1995. Idem pour Edouard Balladur, ou Lionel Jospin en 2002; Alors qui en ces temps de crise pour sortir non pas la France de l'ornière, mais redonner un semblant de crédibilité à la politique et un peu cachet à l'expertise économique? DSK bien sûr!

C'est un comble après lui avoir bien craché dessus que les médias lui refassent de l'appel du pied. Et pourtant bien que l'ancien Directeur du FMI fasse parti de la famille des social-démocrates, c'est un politique d'un calibre supérieur en termes de compétence et d'intelligence économique à côté de la bande de pieds-niclés que le système nous propose. Difficile de parler pour tous les français, mais c'est ce que je lis sur les réseaux sociaux depuis des mois et plusieurs années. Même à l'époque où il était au fond de sa cellule à Riker Island, beaucoup de nos compatriotes ont compris très vite qu'il y avait du complot dans l'air. A part certains membres d'associations féministes qui trouvaient dans cette affaire de mœurs le bon vecteur de communication pour faire tomber le dernier édifice du mâle dominant dans la société, et pour certain régler des comptes avec la gente masculine, pendant que d'autres mecs se transformaient en juge ambulant plus sévère que le plus dur des tribunaux sous l'inquisition, comme pour se dédouaner et détourner l'attention des proches de leurs propres mœurs libertins. Pour le reste les gens ont su faire la différence entre un mode de vie et une sexualité de l'ordre du privé et l'homme public. Certes il faut quand on brigue la plus haute fonction de l'état se montrer digne et exemplaire. Mais quel président peut se vanter d'avoir été exemplaire concernant ses affaires privées. François Hollande a sitôt remplacé Valérie la journaliste qui l'avait servi à se mettre bien avec les médias pour se présidentialiser, et Nicolas Sarkozy n'avait pas hésiter à faire un cour soutenue auprès de Cécilia alors qu'elle était encore en couple avec le regretté Jacques Martin. Et ne parlons pas de Jacques Chirac ou François Mitterrand; Comme l'avait dit avec beaucoup d'humour dans un de ses sketchs Anne Roumanoff, en France un président qui a des histoires de femme c'est qu'il a du tempérament, ce qui n'est pas le cas dans la tradition culturelle américaine. Il faut croire qu'en cette fin de printemps 2011, la séduction à la française a été remise en question par des mœurs directement importés des USA;

Dès le début de la crise Grecque DSK a été force de proposition intéressante pour éteindre l'incendie avant qu'il ne se propage comme aujourd'hui, mais n'a jamais été entendu. On se demande même si le fait qu'il ait occupé un poste aussi stratégique au FMI, l'un des principaux créancier de la Grèce, ne venait pas nuire aux intérêts de ces voraces du monde la finance qui voulait bouffer du bon Grec qu'à la pointe de la broche. Serait-ce pour cela qu'il aurait été évincé? C'est de l'ordre du possible puisque ses mœurs étaient connus de longue date, toute la presse savait, et personne n'avait jamais rien dit avant. Il semblerait que tout se soit un peu télescopé pour faire tomber Dominique Strauss Khan de sa stature de potentiel chef d'état.

Nicolas Sarkozy n'était pas franchement emballé de se retrouver à boxer face à un tel poids lourd politique qui l'avait déjà mouché plusieurs fois lors de débat télévisé. Le système ne voulait pas voir un Arnaud Montebourg démondialiste proposant à l'époque des propositions clivantes se retrouver face au président sortant de 2012 en bout de course. Alors tous les intérêts des politiques nationaux ont convergé avec les opérateurs internationaux pour dézinguer DSK;

Le mobile était tout trouvé un piège bien scénarisé aux Etats-Unis au pays du cinéma mais surtout du puritanisme, et hop voilà un François Hollande adoubé miraculeusement par Jacques Chirac, Jean-Pierre Raffarin, Jacques Attali, Jacques Séguéla... pour le remplacer au moment de son éviction forcée; L'ancien premier secrétaire du PS, était le plus à droite de la gauche. C'était le meilleur candidat surtout pour verrouiller encore d'avantage qu'il ne l'est déjà le jeu politique. Voilà comment pour sauver le système, on a présenté François Hollande un social-démocrate pur jus, en train de se convertir au néolibéralisme au français. C'est sans grand enthousiasme que beaucoup de nos concitoyens ont voté pour l'ancien Maire de Tulle. C'est même par défaut pour virer Sarko que même Jean-Luc Mélenchon a dit au moment de donner des consignes de vote pour le second tour des présidentielles, on ne demande rien a personne et on vote Hollande. J'observais ça d'un œil circonspect. Une fois de plus les français se font manipuler et se retrouve avec à la tête de l'état français quelqu'un d’incompétent, qui n'a aucune conviction politique si ce n'est l'opportunité de se maintenir au pouvoir pour faire aussi bien que tonton. Le pire c'est que malgré le désamour de beaucoup de français pour lui, on pourrait se retrouver de nouveau avec soit monsieur 200 000 volts (Sarkozy) ou monsieur Volte-face (Hollande) pour un 2e mandat. Les instituts de sondages étant dans l’expectative eux même dans ce climat très incertain scrute réellement l'opinion, mais nous délivre en attendant que se cristallise réellement l'opinion à l'aube de 2017 des chiffres arrangés. Marine Le Pen monte, monte les dernières élections montrent sa capacité réelle à se retrouver au second tour, et quel que soit le candidat des partis traditionnels qui se trouveront face à elle aura la plus grande chance de l'emporter. Alors dans ces règles du jeu restreint les candidats potentiels du système sont dans les starting-blocks et DSK même s'il ne s'est pas déclaré est naturellement présenté dans la list. Tant pis pour la sacro-sainte morale et les jugements à l'emporte-pièce que les médias, et les politiques nous ont livré de concert pendant 4 ans, si d'aventure selon les baromètres des instituts de sondage, aucun des candidats classiques conservateurs, pro union européenne, et germanolâtre bref qui ont fait allégeance au système pour avoir le droit de conquérir le Graal suprême, n'était sûr de faire le poids face à la déferlante vague bleue Marine, alors on garde DSK au chaud. D'ailleurs au passage vous n'avez pas remarqué que beaucoup d'idées altermondialiste, et patriotes intéressantes prônés d'ailleurs de longue date par des Républicains convaincus comme Jean-Pierre Chevènement, Arnaud Montebourg, Nicolas Dupont Aignan, et plus anciennement Philippe Seguin, ou encore même Philippe Devilliers qui auront eu raison avant tout le monde au moins sur les prévisions du fiasco européen que l'on vit en ce moment, sont trustés par Marine Lepen. Pour être plus exacte je dirai que le système à tout fait pour faire place net et éliminer médiatiquement les interlocuteurs et personnalités politiques capables d'incarner démocratiquement certaines idées sociales et pragmatiques pour en faire cadeau à Marine. Ainsi le citoyen de gauche est bien embarrassé car dans le diagnostic fait régulièrement par Marine ou Florian Philippot sont justes, mais difficile de voter pour un parti qui a comme arrière-boutique ce passé sulfureux. Comme cela ça oblige les citoyens qui ont un cas de conscience de voter FN soit à s'abstenir, ça arrange l'élite de voter qu'entre eux et pour eux, ou de voter par défaut pour le moins pire comme toujours: La peste ou le choléra! En 2017 si les gens ne se bougent pas on aura soit Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, François Fillon ou soit Hollande; Le système aura encore gagné!!! Et de plus en plus de gens seront écœurés désabusés, désespérés délaisseront encore plus la politique au grand bonheur des puissants qui comme au XIXe siècle à l'époque du suffrage censitaire conduiront les affaires du pays sans le peuple. Alors vive la démocratie en France!!!!

Rédigé par Actarus

Publié dans #Présidentielles 2017

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